Population et culture mahoraise

En 35 ans, la population de Mayotte a été multipliée par 5, pour atteindre 160 265 habitants en 2002. La densité moyenne sur l’archipel s’élève à 428 habitants au km².
Cette population est de plus en plus concentrée autour d’un pôle urbain: Mamoudzou, chef lieu de l’île, absorbe plus de 45 000 habitants, soit 28 % de la population totale.
La natalité élevée et l’immigration en provenance des îles voisines sont à l’origine de cette croissance démographique.
Même si l’on assiste à une baisse de la natalité, celle-ci reste encore forte, avec un indice synthétique de fécondité de 5 enfants par femme (1,7 enfants par femme en Métropole).

Majoritairement musulmans avec la pratique d'un islam sunnite, les Mahorais, issus de différentes migrations, se retrouvent aujourd'hui dans deux grands groupes ethniques. D'origine malgache dans le sud et l'ouest de l'Ile où se pratique la langue Shibushi, et plus africaine au nord, où l'on parle le Shimaoré, un dérivé du Swahili. La société mahoraise reste traditionnellement attachée au village dont le centre est symbolisé par la mosquée.

Société aux différents visages, Mayotte a hérité d'une culture diversifiée, à la fois africaine, perse, orientale, malgache, européenne et arabe. Au fil des siècles, un islam original s'est construit sur la petite île.

Héritage des premières implantations arabes, la religion est omniprésente dans la vie quotidienne. Entre tradition et modernité, la société mahoraise conserve des règles coutumières sous le contrôle des "Cadis", fonctionnaires religieux.

La femme mahoraise joue un rôle important au sein de la société (bien qu'exclue des mosquées et des rituels religieux).

Propriétaire des terrains et des maisons, maîtresse de la gestion domestique, influente en politique locale, elle est l'élément stabilisateur de l'économie de l'île. Sans entrer dans les détails, il est aujourd'hui admis que ce sont les femmes qui ont conduit Mayotte à rester sous le giron de la République Française. Basé sur une tradition orale, le patrimoine mahorais n'est pas visible.

Les histoires, les contes, les croyances, les coutumes et le savoir-faire se transmettent par les "fundis", maîtres qui enseignent et possèdent le savoir. La pêche traditionnelle, l'élevage et la culture utilisent ainsi des techniques et pratiques transmises de génération en génération.

Le Drola ou mariage, est une cérémonie très importante, couteuses et donnent lieu à des festivités pour les familles de mariés. Ces cérémonies s’accompagnent de danses et chants comme les "Mulidis", le "Wadaha" (danse pilon réservé aux femmes ou le shigoma.

L'artisanat de mayotte

L'artisanat mahorais est très diversifié. De nombreuses boutiques proposent de l'art mahorais malgache et africain. Cependant pour faire des affaires, il vaut mieux se rendre au marché juste à côte de la barge. Vous trouverez tous les produits artisanaux que vous souhaitez. Certains produits sont importaient de Madagascar, mais cela n'enlève pas le charme de ces produits locaux.

De très colorés et odorants, les colliers de fleurs aux parfums de jasmin, de bougainvillier et de frangipanier, peuvent une fois séchés, être des jolis souvenirs de vacances.

Ces colliers sont souvent mis au cou des nouveaux arrivant et vacanciers venus de France et d'ailleurs. Ils sont aussi présents dans les grandes occasions comme les mariages et les fêtes religieuses. Des agriculteurs et commerçants proposent aussi des produits issus de l'agriculture locale comme des confitures, pâtes de fruits exotiques, anchards ou encore piment confit.
Les épices (cannelle, poivre, girofle, curcuma...) ont une place aussi dans les souvenirs locaux.