Visite de la région de St-Benoit

bichiqueLe côte-est est plus austères avec ses falaises, champs de cannes à sucre et de vanille, ses forets verts. Les alizés soufflent toute l'année et la région est arrosée en permanence par des gros nuages bloqués dans leur course vers l'ouest par de hautes montagnes. Les rivières, cascades et bassins sont nombreux.

La vie quotidienne des habitants est partagée entre la pêche et les combats de coqs.
C'est aussi la région de la canne à sucre dont le travail de coupe a attiré les migrants indiens dès le milieu du XIXème siècle, témoins de cette migration, les temples colorés que vous apercevrez sur la route de Ste-Rose,

Si vous êtes dans cette région de l’île, faite une petite pause à la superbe Anse des Cascades. Pour ceux qui ont le temps, empruntez la route des radiers pour une petite ballade.

Une fois arrivé Ste-Rose. Faite une petite ballade à pied pour connaitre l'histoire mouvementé de cette ville. En effet, deux coulées de lave détruisirent en avril 1977 la ville, la première de 500m de large engloutit plusieurs maisons, (les 2500 habitants furent évacués), la seconde dévala à très grande vitesse, deux jours plus tard, et s'arrêta net devant l'église Notre Dame.

La lave rejoignit la mer en l'évitant, comme repoussé par une force mystique d'après la légende. Plus au nord, Ste-Rose fut témoin de l'invasion anglaise de 1809; on peut encore voir, à la marine, l'ancien tombeau du capitaine anglais Corbett ainsi que deux canons. La route emprunte le pont suspendu qui traverse la Rivière de l'Est (50m en contrebas) ; des sauts à l'élastique y sont proposés.

Après Ste-Anne et son église (décoration de ciments réalisés à la main par les fidèles voici un siècle et demi), apparait Saint-Benoît, sous-préfecture de l'île. Outre la pratique de sport d'eaux vives, elle offre tout un evantail d'excursions : l'Ilet Bérthléen (1 km - on rejoint la rivière des Marsouins), la vallée de Takamaka (100m - On est pris de vertige devant ce décor surnaturel où les cascades jaillissent de verts remparts et disparaissent dans les abîmes.

Un sentier vertigineux mène à la forêt de Bébour et un barrage rappelle que l'on recense à cet endroit des records mondiaux de pluviométrie).

La route passe ensuite par Bras Panon et sa coopérative de vanille Bourbon (elle se travaille de mai à novembre puis St-André, fief des indiens Malbars (visiter les temples du Colosse et du Petit-Bazar - quartier de Champ Borne), sa maison de la ville, sa maison coloniale Martin Valliané (monument historique non ouvert au public), le musée Dan'tan Lontan, la distillerie de Savana etc. De là, la route part pour le cirque de Salazie.

En allant vers le nord du littoral, vous verrez le grand temple "Tamoul le Colosse" et l'usine sucrière de Bois-Rouge, la dernière usine en fonctionnement avec celle de di Gol à St-Louis, Avant Ste-Suzanne, promenez-vous sur les rives de la Rivière du même nom et de ses bassins alimentés par la cascade Niagara (extraordinaire en période de pluie). Vous aurez la possibilité de visiter aussi la belle propriété agricole du Grand Hazier (1960) et l'Eglise du Père Laval, peu avant Ste Marie, baptisée du nom de la Vierge qui aurait sauvé des pirates d'une mort certaines. Dès là, Les randonneurs se rendent jusqu'au Piton de la plaine de Fougères qui domine sur le Cirque de Salazie.